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    [7] Après le concert 2

- Lost in Translation / Traduction infidèle -

    Ma seule balle a accompli son devoir, et c'était le temps de photos. Bruno s'est approché de moi pour la photo. Alors il m'a encore lancé une autre balle, en parlant du film americain dont l'histoire se déroulé à Tokyo... Ça s'appelle "Lost in Translation (Traduction infidèle)"

    « Ah?! C'est ce que j'ai vu dans l'avion! »
    Bruno m'a parlé du film que je voulais lui présenter, quelle surprise et quel bonheur! Il y a des films de samurai comme "Last Samurai", pourtant Bruno s'intéressait plus à celui dans lequel on peut voir notre vie quotidienne et actuelle. Et c'est ce que je voulais qu'il voie.
    De retour chez moi, j'ai appris que ce film n'était pas encore sorti au Japon et c'est pourquoi je ne le connaissais pas. Si je ne l'avais pas vu dans l'avion, même si Bruno m'en avait parlé, je n'aurais pas bien compris. Tant mieux que je ne pouvais pas dormir dans l'avion!

    Pour plus d'informations, la réalisatrice est Sophia Coppola, et ce film a remporté le prix du meilleur cénario original aux Oscars 2004.
J'ai entendu parler que même lorsqu'on passait ce film-là dans d'autres pays, il n'y avait pas de sous-titre quand les acteurs japonais parlaient japonais. Nous nous demandons si les étrangers peuvent comprendre sans sous-titre... et je me demande aussi pourquoi est retardée la sortie au Japon, c'est une histoire dans notre pays!


- La derniere balle -

    Enfin, c'était ma dernière soirée à Sept-Iles.
    Après le concert, Bruno devait être fatigué mais il s'est présenté devant les fans. Je le trouvais plutôt détendu peut-être parce qu'il était soulagé en terminant une série de petit voyage.

    Mon tour est toujours le dernier. C'est moi qui le préfère parce que je peux être plus à l'aise. De toute façon, ma conversation est toujours courte malgré moi.
    J'ai dit à Bruno quand même de petits mots de remerciement et d'admiration, maladroitement. Il m'écoutait avec gentillesse (et avec patience, sans-doute. Merci Bruno!). Je suis arrivée à peu pres à m'exprimer même si c'était le minumum que je voulais dire, j'en étais contente. La satisfaction et le soulagement. Je pensais que Bruno s'en irait.
    Mais, après un instant de pénsee, en imitant la pose que je prenais, Bruno m'a posé une question: "quand tu me parles, tu fais toujours comme ça, mais c'est signe de quoi?"

    " ................................................................... "
    A ce moment-là, je joignais les mains devant ma poitrine. Lors du repas, les Japonais font comme ça (mais sans plier de doigts) avec toutes nos reconnaissances, et j'ai imaginé que Bruno supposait que c'était un geste pareil, particulier aux Japonais.
    « Mais non c'est pas ça... Et pourquoi je fais cette pose, toujours devant Bruno? Comment lui expliquer? .... Non, aucune idée!!!! »
    Plusieurs pensées ont parcouru ma tête en un instant, j'ai crevé et puis sombré dans l'abysse, sans pouvoir rien dire.

    Si ma tête avait marché bien, la réponse aurait été facile: "ça ne signifie rien."
    Dis, Bruno, jusqu'au moment de ta question, je ne m'étais jamais aperçue que je faisais cette pose...! Oui, un geste inconscient. Pas parce que je suis Japonaise, ni par mon habitude. Si j'ose dire, c'était pour m'éncourager moi-même, "vas-y, Mew!".

    Le lanceur Bruno Pelletier a joué une très belle balle de "forkball (fronde)", qui est tombée à l'angle si aigu juste devant moi la receveur, que je n'ai pas pu la recevoir et pendant que je l'ai poursuivie, les coureurs de l'autre équipe sont revenus en marquant des points qui ont inversé la victoire au dernier moment. Le match est fini, notre équipe a perdu, je suis tombée à genou sur terrain en baissant la tête...

    Bruno, je suis très contente quand tu me lances n'importe quelle balle. Mais je n'ariive pas encore à recevoir une balle simple. S'il y a l'occasion prochaine, une balle très lente et facile, s'il te plaît.




--- Fin ---

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Au lointain 7

Bruno Pelletier Japon